L’Histoire est
parfois sélective dans ses sujets d’études, le sort des tsiganes lors de la
Seconde Guerre mondiale fait partie de ses oubliés. La destruction des tziganes
pendant cette période sombre est passée sous silence pendant des décennies et
ce pour plusieurs raisons. Souvent considérés comme des marginaux, des
indésirables sur le territoire français, peu écoutés, peu organisés pour faire
reconnaître ce qui s’est passé de 1939 à 1945, peu d’historiens intéressés par
ce sujet d’étude font que l’écriture de leur histoire s’est ancrée tardivement dans
les livres d’histoire et dans les manuels scolaires.
Depuis une
vingtaine d’années, à peine, l’intérêt s’avère quelque peu grandissant. C’est l’une
des raisons qui fait qu’actuellement nous étudions, en classe, le sort des
tziganes au cours de la Seconde Guerre mondiale. Pour que vous saisissiez davantage ce thème, je vous invite à lire la bande dessinée Tsiganes. Elle raconte la vie de ces populations dans un camp situé
à Montreuil-Bellay en Anjou. Elle nous rappelle comment des âmes courageuses
ont -par de petits gestes- aidées les populations tziganes à
bénéficier de quelques vivres supplémentaires, d’un peu de chaleur humaine, d’espoir
lors des moments les plus sombres de leur existence.
Cette bande
dessinée a été élaborée à partir de travaux d’historiens, de recueillement de
témoignages et de consultations d'archives.
A savoir
Le mercredi 23 octobre 2012, Mme
Merckel Angela - chancelière allemande- a inauguré une stèle en leur mémoire à
Berlin, signe d’une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat allemand dans
la déportation et la destruction de ces populations dans les camps d’extermination.
Le coin des curieux
Si vous le souhaitez, vous pouvez
lire l’article consacré aux tziganes dans le Monde diplomatique publié ce
mois-ci.