jeudi 25 octobre 2012

tziganes



L’Histoire est parfois sélective dans ses sujets d’études, le sort des tsiganes lors de la Seconde Guerre mondiale fait partie de ses oubliés. La destruction des tziganes pendant cette période sombre est passée sous silence pendant des décennies et ce pour plusieurs raisons. Souvent considérés comme des marginaux, des indésirables sur le territoire français, peu écoutés, peu organisés pour faire reconnaître ce qui s’est passé de 1939 à 1945, peu d’historiens intéressés par ce sujet d’étude font que l’écriture de leur histoire s’est ancrée tardivement dans les livres d’histoire et dans les manuels scolaires.
Depuis une vingtaine d’années, à peine, l’intérêt s’avère quelque peu grandissant. C’est l’une des raisons qui fait qu’actuellement nous étudions, en classe, le sort des tziganes au cours de la Seconde Guerre mondiale. Pour que vous saisissiez davantage ce thème, je vous invite à lire la bande dessinée Tsiganes. Elle raconte la vie de ces populations dans un camp situé à Montreuil-Bellay en Anjou. Elle nous rappelle comment des âmes courageuses ont -par de petits gestes- aidées les populations tziganes à bénéficier de quelques vivres supplémentaires, d’un peu de chaleur humaine, d’espoir lors des moments les plus sombres de leur existence.
Cette bande dessinée a été élaborée à partir de travaux d’historiens, de recueillement de témoignages et de consultations d'archives.

A savoir
Le mercredi 23 octobre 2012, Mme Merckel Angela - chancelière allemande- a inauguré une stèle en leur mémoire à Berlin, signe d’une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat allemand dans la déportation et la destruction de ces populations dans les camps d’extermination.  

Le coin des curieux
Si vous le souhaitez, vous pouvez lire l’article consacré aux tziganes dans le Monde diplomatique publié ce mois-ci.