Ce schéma est à réaliser intégralement (schéma et légende). Il ne s'agit pas de l'imprimer sans s'exercer, ce serait infructueux.
mercredi 28 novembre 2012
mercredi 21 novembre 2012
Pour jeudi
IV. Les enjeux de l’aménagement de la région
L’aménagement
régional est un enjeu important qui vise à la fois le développement et la
solidarité des différents territoires qui constituent la région. Il est dû à de
multiples acteurs spatiaux qui interviennent à différentes échelles. L’Etat en
particulier demeure un acteur majeur à travers « le contrat de projets Etat-région ».
Nous avons
vu, précédemment, que la région Aquitaine a deux objectifs majeurs : améliorer
les transports au sein de cette vaste région où les distances sont importantes,
préserver l’environnement et le cadre de vie tant pour sa qualité que pour son
rôle dans le tourisme. Un autre objectif est mis en avant, il s’agit de
garantir à Bordeaux et aux pôles urbains la compétitivité dans les secteurs
clés (innovation, université, services supérieurs).
Doc.1. L’Aerospace Valley, un pôle de compétitivité
bi-régional
Doc.2. La forêt, enjeu d’aménagement en Aquitaine
Première utilisation du sol, loin
devant l’agriculture et l’urbanisme, la forêt couvre 42 % du territoire
aquitain ;
de 24 % en Lot-et-Garonne à 67 % dans
les Landes (France 27,6 %). Elle rassemble plus du dixième du total national.
La filière bois, de l’amont (sylviculture) à l’aval (produits finis et
commerce), joue un rôle important
pour l’emploi de la région. Fin 2008,
elle mobilise en Aquitaine 11 700 établissements, qui emploient 32 000
salariés. Élément essentiel du paysage
régional, la forêt d’Aquitaine constitue un réservoir important de biodiversité
et joue un rôle fondamental de
protection de la qualité de l’eau, de régulation des eaux et de protection
contre l’érosion des sols Les
conséquences des tempêtes de 1999 et de 2009 sont multiples : en premier lieu
elles anéantissent le capital
forestier d’un grand nombre de sylviculteurs, la forêt landaise étant
majoritairement
privé. Les fonctions écologiques et
sociales de la forêt sont profondément affectées. Les scolytes parasitent la
forêt sinistrée par la tempête : après
le passage de la tempête Klaus en janvier 2009, près de 37 millions de m3
de pin maritime sont restés à terre.
Cette gigantesque manne de bois frais, récolté seulement en partie, a constitué
un formidable terreau pour le
développement des insectes sous-corticaux des pins.
DRAAF
(Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt)
d’Aquitaine, décembre 2010
Doc.4. Une nouvelle
autoroute : l’autoroute de Gascogne
À Mont-de-Marsan comme à Pau, le mot «
désenclavement» a fait florès, devenant un lieu commun à mesure qu’avançait le
chantier. Mais c’est bien toute la question, aujourd’hui : quel trafic va
réellement engendrer la nouvelle autoroute, qui met Mont-de-Marsan à une heure
de l’entrée de Bordeaux et Pau à une heure et demie de la métropole régionale ?
Sachant que le prix du péage ne sera vraiment pas donné pour l’automobiliste :
18 € entre Pau et Langon. Et qu’une clause financière « protège » le
concessionnaire, en cas de non-rentabilité de l’infrastructure. Il est escompté
un trafic de 9 000 véhicules par jour sur la future Pau-Langon. Alors que le
flux quotidien sur l’axe actuel est de l’ordre de 7 000 voitures et poids
lourds. Philippe Barbedienne, directeur de la Sepanso (Société pour l’étude, la
protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest), prédit un sévère
retour de bâton pour le contribuable. À l’inverse, les instances
socioéconomiques tablent sur un essor du trafic à la mesure du boum
d’activités, de la dynamique attendue de la A65, qui, par le rétrécissement de
« l’espace-temps », va selon elles révéler comme attractifs des territoires qui
l’étaient déjà – par le prix des terrains, la qualité de vie, etc. – mais souffraient,
de ne pas être « irrigués » par un axe rapide et sécurisé.
T. Longue, Sud-Ouest, 22 Novembre 2010
Questions
1. A quelles échelles se situent les différents
aménagements ? Quels acteurs sont identifiables ? (DOC. 1 et 4)
2. Montrez que ces aménagements visent la compétitivité de la
région et aussi les solidarités des territoires (DOC. 1.3.4.)
3. Quels défis environnementaux se posent en Aquitaine ?
(Doc. 2.3.4)
V.L’insertion dans l’espace national et européen
Doc.1. L’effet
low cost : l’aéroport de bergerac
Doc.2. L’eurocité basque de Bayonne-San Sebastian
Le site défini comme espace transfrontalier franco-espagnol sur la
côte atlantique est un étroit couloir de 50 kilomètres de long, calé entre le
massif des Pyrénées et l’Océan. Il ne forme pas un ensemble urbain continu mais
une conurbation de 600 000 habitants, dont les trois principales agglomérations
sont, du Sud au Nord, San Sebastián en Espagne (200 000 habitants),
Hendaye-Fontarabie-Irun (agglomération transfrontalière de 85 000 habitants) et
Bayonne-Anglet- Biarritz en France (118 000 habitants).
Bassin de vie et d’emploi, cet espace a également pour
caractéristique d’être l’une des deux seules portes d’entrée de l’Europe sur
l’Espagne. Il constitue en effet un axe de communication majeur, d’importance
internationale, entre le Nord-Ouest de l’Europe et la péninsule ibérique. En
2003, au poste frontière de Biriatou (autoroute A63) on comptabilisait ainsi 23 750 véhicules par
jour moyen annuel, dont 7 600 poids lourds. Le trafic de poids lourds est
d’ailleurs en augmentation constante depuis l’entrée de l’Espagne dans l’Union
européenne, en 1986.
Si ce rôle de corridor est une source de dynamisme et de richesse
(5 % du PIB de la Diputacion de Gipuzkoa est lié au secteur des transports), il
est aussi source de nuisances environnementales croissantes et présente de
nombreux dysfonctionnements : saturation des voies routières, discontinuités
ferroviaires (écartements des rails différents entre la France et l’Espagne),
emplois doubles (les aéroports d’Irun et Biarritz à 20 kilomètres l’un de
l’autre, les ports, Bayonne et San Sebastián à 30 kilomètres l’un de l’autre),
etc.
Source
: www.espaces-transfrontaliers.org/affiche_terri.php?affiche=territoire/terri_doc_ag_bayonne.html
Doc.3. La juridiction
de Saint-Emilion classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO
Le territoire de la Juridiction de Saint-Emilion a été inscrit sur
la liste du Patrimoine mondial de l’humanité au titre des « Paysages culturels
» sur les critères suivants : la juridiction de Saint-Emilion est un exemple
remarquable d’un paysage viticole historique qui a survécu intact et est en
activité de nos jours ; la juridiction historique de Saint-Emilion illustre de
manière exceptionnelle la culture intensive de la vigne à vin dans une région
délimitée avec précision. Cette inscription a été un véritable levier de
développement pour le territoire, puisqu’elle a été le fil conducteur de la
politique menée par les élus communautaires jusqu’à aujourd’hui.
Doc.4. L’ambition européenne de Bordeaux :
l’opération Bordeaux-Euratlantique
Un projet levier de
l’attractivité métropolitaine
Classée au 39e rang des villes
européennes, la métropole bordelaise revendique l’ambition d’atteindre
progressivement le 20e rang en 15-20 ans. L’Opération d’Intérêt National
Bordeaux Euratlantique sera un accélérateur de cette métropolisation en confortant
et en développant ses fonctions d’échanges, de commandement et d’innovation.
Attractivité économique et
attractivité résidentielle seront les deux moteurs de la future métropole
millionnaire à vocation européenne.
Le centre d’affaires de la
métropole millionnaire
L’agglomération bordelaise a
maintenant de nouveaux atouts pour entrer dans la cour des grandes métropoles :
tramway reliant les différents territoires centraux, labellisation de pôles de
compétitivité, ville embellie, future agglomération millionnaire à terme. La
connexion de Bordeaux à l’Europe par la
grande vitesse ferroviaire, le rapprochement avec Paris et la possibilité de
mise en résonance de Bordeaux avec les métropoles de Toulouse et Bilbao seront
des avantages compétitifs supplémentaires non négligeables. Le projet Bordeaux
Euratlantique est l’un des principaux supports de la réussite de cette
ambition.
Un centre d’affaires
international novateur, tel sera le premier facteur de différenciation de
Bordeaux Euratlantique au profit d’une stratégie de
positionnement européen.
Une nouvelle centralité
Au croisement des mobilités
lointaines (TGV, TER…) et des déplacements courts (transports en commun, voiture,
déplacements doux), le projet d’aménagement acte une nouvelle centralité
d’agglomération, qui devra permettre le retour des habitants en ville, amorcée
ces dernières années par l’embellie de Bordeaux.
Source : www.bordeaux-euratlantique.fr/bordeaux_metropole_europeenne.html
1. Quelles formes prend l’insertion de
la région dans l’espace européen ? (Doc. 1 et 2).
2. Quels sont les enjeux et les
difficultés des liaisons entre l’Aquitaine et les autres espaces français et
européens ? (Doc. 2 et 4).
3. Quels éléments assurent le rayonnement
européen et même mondial de la région ? (Doc. 3 et 4).
III. Un territoire à vivre
L’Aquitaine au
quotidien
La région apparaît
comme un acteur spatial aux compétences accrues : elle vise à améliorer le
cadre de vie quotidien de l’ensemble des habitants de la région et tente de
mettre en œuvre des politiques de développement et solidarité des différents
territoires.
Les trains
régionaux et les lycées sont deux compétences de l’action régionale. Le poids
relatif des autres postes renvoie à des caractéristiques de la région et à des
volontés politiques : ainsi en Aquitaine la recherche de la cohésion
spatiale régionale dans une perspective de développement durable des
territoires.
Doc.1. Répartition des dépenses
budgétaires
Doc.2. Un 154e lycée innovant en Aquitaine
Doc.3. La
promotion des TER
Doc.4. Démarche du schéma régional des infrastructures
DOC.6. Le rail est au cœur du projet de développement
pour l’Aquitaine, condition de son désenclavement.
Cette priorité fait partie intégrante
du Contrat de Plan Etat/Région.
Cela pour deux raisons au moins : d’une
part, il est un outil essentiel de l’aménagement du territoire car il
représente un facteur de dynamisme économique, mais aussi un facteur de
cohésion territoriale parallèlement, il représente un mode de transport plus
respectueux de l’environnement que le transport routier et doit bénéficier, à
ce titre, d’une vraie priorité publique.
C’est par exemple dans ce cadre que s’inscrit
le programme qui vise à résorber le bouchon de Bordeaux, préalable
indispensable à l’achèvement de la Ligne à grande vitesse entre Tours et
Bordeaux, maillon essentiel du TGV Sud Europe Atlantique.
Parallèlement, la Région a mis en place un
dispositif d’aides à l’attention des opérateurs du transport de marchandises
afin de les accompagner dans leurs opérations de transfert modal et de
favoriser l’implantation d’entreprises ayant recours aux techniques de
transport combiné.
Mais c’est bien à travers les Ter que l’action
de la Région va se manifester avec le processus de régionalisation des
transports de voyageurs engagé depuis janvier 2002.
Dans ce contexte, un programme de gestion s’organise autour de quatre domaines prioritaires :
le renouvellement du
matériel ;
le développement des
dessertes ;
la modernisation des
gares ;
la sécurisation des
transports ferroviaires.
http://aquitaine.fr/politiques-regionales/transports/transports.html
Dans ce contexte, un programme de gestion s’organise autour de quatre domaines prioritaires :
Doc.7. Le financement de la LGV
Bordeaux-Tours
Enfin, Hervé Tricot peut parler. Ce n'est pas
que ce solide Auvergnat aime la communication. Mais il est depuis deux ans le
directeur du projet Tours-Bordeaux chez Lisea, la société concessionnaire créée
par Vinci avec ses partenaires financiers pour la construction, l'exploitation
et la maintenance de la ligne nouvelle à grande vitesse Tours-Bordeaux.
Depuis deux ans, il prépare avec ses équipes un des plus grands
chantiers d'Europe, de surcroît première concession ferroviaire de cette
taille. […]. Mais ce n'est que le 16 juin dernier que la très longue
négociation avec les banques et les collectivités locales a abouti à la
signature du contrat de concession entre Vinci et Réseau ferré de France. Et
qu'Hervé Tricot, qui dit n'avoir jamais douté de l'issue positive de ce projet,
peut donc officiellement s'exprimer.
Ce matin à Angoulême et cet après-midi à Bordeaux, il s'engagera à
livrer une ligne nouvelle en juillet 2017. Elle reliera la gare de
Bordeaux-Saint-Jean à Montparnasse en deux heures et cinq minutes.
Plus de
6 milliards d'euros de travaux
6,2 milliards d'euros de travaux seront
engagés dans ce chantier, sur un investissement total de 7,8 milliards d'euros.
C'est le plus gros chantier d'infrastructures annoncé pour la décennie en
France. Il est le fruit d'un partenariat public-privé.
Vinci et ses partenaires financiers, comme la Caisse des dépôts et
consignations et des fonds d'investissements gérés par Axa, apportent 3,8
milliards d'euros. Réseau ferré de France apporte 1 milliard d'euros au projet,
que l'État et les collectivités locales cofinancent à peu près à la même
hauteur, soit 1,5 milliard d'euros.
Les contributions publiques sont des subventions qui pourront
faire l'objet d'un retour en cas d'exploitation bénéficiaire. Vinci se
remboursera de cet investissement en percevant les péages payés par les
opérateurs ferroviaires, comme pour les autoroutes. Le tarif moyen sera de 20
euros par kilomètre et par train. La concession ferroviaire est signée pour
cinquante ans. C'est la plus importante d'Europe. […]
Une mise en service en juillet 2017
Vinci a une vision assez précise du chantier.
La durée contractuelle des travaux est de soixante-treize mois. La mise en
service de la ligne est annoncée pour juillet 2017. Mais il faudra que le plus
gros du chantier soit terminé bien avant. Car la ligne devra être testée par
les différents opérateurs ferroviaires pendant de nombreux mois. Et les
procédures de sécurité, avant que le premier train ne circule et avant la mise
en service, sont draconiennes. C'est heureux.
GILLES Jean-Bernard, « LGV
Tours-Bordeaux : Vinci annonce le programme », Sud-Ouest, le 23 juin 2011.
Questions :
1. Quels sont les principaux domaines
d’intervention de la région (docs. 1.2.4) ?
2. En quoi la politique des transports
répond-elle aux enjeux du territoire aquitain (3.4.5.6.) ?
3. Quels sont les principaux acteurs
concernant le financement de la construction de la LGV Bordeaux-Paris
(doc.7) ? Que constatez-vous ?
4. Comment l’exigence de développement
durable se traduit-elle dans la politique régionale (1.2.3.) ? Avec
quelles limites ?
Inscription à :
Articles (Atom)









